Photographies : Claire de Virieu

Notes écologiques

 

 

Tenir compte de l’existant

Tailler les lentisques du site en coussins, conserver près d’un hectare de cistes sculptés par les embruns, respecter en grande partie la topographie sont des exemples d’interventions minimales apportant un maximum d’effet. De concert avec John Harrison, régisseur de la propriété, nous avons utilisé les matériaux du terrain pour confectionner, à l’ancienne, murets et escaliers en pierres sèches. Le choix de végétaux adaptés est primordial. Ils ont été testés dans le jardin méditerranéen pour leur adaptation aux différents biotopes du terrain.

 

Les éco-gestes

Circulation : construction d’un abri sur le site pour y stocker le matériel et les outils car l’ancien hangar se trouvait à l’autre extrémité du terrain, à plusieurs kilomètres. Nous faisons ainsi des économies de temps et d’énergie. Mulch : tous les résidus des coupes de débroussaillage ont été broyés. Ce mulch évite l’évaporation et la pousse d’adventices sur les plantations. Nous avons décidé d’en revêtir les chemins tracés au bull afin que la vie puisse s’installer sur les remblais.

 

Économie d’eau

À l’image des citernes anciennes présentes sur le terrain, John a créé dès son arrivée deux grands réservoirs réceptionnant l’eau des toitures et du ravinement des chemins en amont. Ces citernes étant en hauteur sur le site, l’irrigation se fait par gravité.

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L’ancienne citerne à eau, parmi les plantations de pins d’Alep.
Végétation naturelle : cistes, sauges, lentisques.

 

Pour réduire l’arrosage au minimum, différents circuits ont été créés, adaptés aux besoins en eau des végétaux et aux différents biotopes du terrain. Les plantes sont irriguées les trois premières années en réduisant peu a peu l’arrosage afin qu’elles deviennent autonomes. Même si le système est automatisé, il est continuellement réadapté en fonction des besoins et des aléas climatiques. Nous avions proposé une prairie qui sécherait en été et prendrait la belle couleur dorée des céréales autrefois cultivées sur ces îles. L’alternative choisie par le propriétaire est d’arroser raisonnablement une graminée peu exigeante en eau. Les arrosages sont fréquents mais courts car les racines ne sont pas profondes.

 

 




les coulisses de l’île d’ulysse

 

 

En Grèce, un cap aride de 7 hectares surplombant la mer se métamorphose en paysage originel.
La végétation naturelle est mise en valeur, sculptée, aérée.

Superficie : 7 ha
Localisation : Grèce, îles ioniennes
Biotope : Méditerranéen sec
éco-jardin : 3/5

 

 

Les étapes de la réalisation

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2001 : photos de repérage, découverte du site surplombant la mer. La végétation naturelle sera conservée : cistes, lentisques, caroubiers. Le chantier va principalement consister à créer un vide au centre du terrain pour cheminer et détacher la végétation sur de l’herbe.

 

 

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Chantier (2003) : le chemin tracé au bull parcourt la propriété jusqu’au cap.

 

 

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Le jardin, conçu comme un jeu de vides et de pleins, se glisse avec naturel dans l’existant.